SOMMEIL
Le sommeil en éveil !  
 
Le sommeil, car il est pluriforme, mérite une attention certaine. 
Il fait partie du fonctionnement biologique de l’homme qui lui permet de se maintenir en bonne santé.  
Cependant, il reste un évènement singulier et sensible. Il est vécu, en fonction des évènements de vie, totalement différemment d’un jour à l’autre : il se dérègle, il se fractionne, il n’est pas, il est trop. Tout en étant le support de la rêverie, il peut faire peur, être appréhendé.  
Il n’amène aucune certitude que la bonne forme sera présente à son réveil. Quand il n’est pas présent, c’est une période de doute, de questionnement, de rumination, d’angoisse, peut être de solitude.  
Si le sommeil est un besoin vital, il peut devenir un symptôme, signe de mauvais fonctionnement biologique ou d’un état psychologique fragile.

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. Des travaux récents suggèrent que dormir permet de maintenir les connexions entre les neurones, consolidant ainsi la mémoire. Le sommeil favorise donc l’assimilation, le stockage et l’organisation de nouvelles connaissances : ces processus nécessitant que le cerveau soit coupé des stimulations extérieures. 
 
Une autre fonction du sommeil pourrait être la mise au repos de l’organisme ou du moins la réduction de ses dépenses énergétiques et la reconstitution des stocks d’énergie métabolique. D’autres systèmes bénéficient de ce « repos » comme par exemple le système cardiovasculaire. 
 

Trouble du sommeil ou de la veille ?

 Il est estimé qu’1 Français sur 5 souffre de trouble de sommeil qui se révèle sévère dans 9 % des cas. Elle se traduit par un sommeil de mauvaise qualité avec : 
  - des difficultés d’endormissement : la personne a du mal à se relaxer avec beaucoup de pensées et de préoccupations qui surviennent au moment du coucher puis des réveils multiples dans la nuit. 
 - des difficultés touchant la seconde moitié de nuit avec l’impression de somnoler à partir de 4 ou 5 heures du matin. En cas de stress, les troubles du sommeil se traduisent principalement par des éveils précoces en milieu et fin de nuit. 
 - un réveil trop précoce le matin. L’insomnie peut être, dans ce cas, souvent le premier signe de la maladie dépressive. 
 
Si l’anxiété, le stress ou la dépression sont à l’origine de la plupart des insomnies, d’autres sont dues à des erreurs d’hygiène de vie ou des causes environnementales : un rythme de vie irrégulier ou un environnement bruyant, par exemple, déstructurent le sommeil. 
 
Occasionnels ou transitoires, les troubles du sommeil sont liés à un événement particulier ou à un environnement perturbant. Chroniques et évoluant sur des mois voire des années, leurs causes sont alors le plus souvent psychologiques.
Ils apparaissent généralement après une période d’insomnie dont la cause était connue, mais, alors que la cause a disparu, l’insomnie persiste par un mécanisme de conditionnement qui s’auto-entretient entre autre par la peur de ne pas dormir. Elle évolue ensuite pour son propre compte.