PROCRASTINER
"C'est le travail qu'on ne commence pas qui met le plus de temps à être achevé."
J.R.R. TOLKIEN

La procrastination, c'est le fait de toujours repousser au lendemain des actions particulières, de toujours trouver mieux à faire que les tâches urgentes ou les activités pour lesquelles on s'était engagé. Tout le monde procrastine plus ou moins, mais parfois cela devient un véritable handicap dans le quotidien. 
 
Être un "retardataire chronique" ne signifie pas ne rien faire. Au contraire, le sujet peut être pris d’une véritable frénésie d’activités tant que celles-ci ne possèdent aucun rapport avec la tâche problématique. Le procrastineur se disperse en attendant le point de non retour, le dernier ultimatum pour entrer en action et ceci afin de ne pas avoir le choix. Derrière cet évitement se trouve généralement de l'anxiété, un manque de confiance, une difficulté à l'engagement ou au changement. Mais cela peut être également un conflit inconscient.   

Par ailleurs, dans le cerveau des procrastinateurs, une autre zone est faiblarde : le cortex préfrontal antérieur qui est cette zone qui bloque l'activité des zones de vagabondage et qui permet de rester focalisé. Comme on le voit chez les personnes qui se mettent au travail à l'avance pour ne pas être prises de court au moment de l'examen, ou de l'échéance fiscale. Le problème, c'est que lorsque l'esprit se détache du but fixé et commence à vagabonder, il est vulnérable aux influences d'une zone cérébrale appelée amygdale, laquelle se montre très sensible à tout ce qui est inconfortable ou déplaisant. Ce circuit ne se projette pas dans le temps, il cherche à minimiser son désagrément et son inconfort par des mesures immédiates et instantanées. Le procrastinateur est alors pris dans l'instant, littéralement enfermé par son amygdale et il fait alors tout ce qu'il peut pour aller mieux maintenant. Le désagrément se trouve déplacé dans le futur, perçu comme inoffensif, car inaccessible à l'amygdale.